La matière est ici terrain de jeu.
Les formes que j’en extrais naissent d’éléments simples, qui se multiplient, s’assemblent et se transforment. Elles se tiennent à la frontière du familier et de l’étrange, de la maîtrise et de l’accident, de la statique et du mouvement.
Ces jeux de contrastes - physiques, sensoriels, conceptuels - construisent l’expérience. Les textures se frottent et se répondent. Les volumes explorent l’apesanteur.
Les œuvres échappent volontairement à toute narration immédiate.
Leur aspect dodue, presque charnel, introduit une dimension de décalage et d’humour. L’abstraction devient une ouverture qui laisse place à la projection. Un langage entre le visible et l’invisible, l’intime et le commun.
Chaque regard dévoile alors des récits cachés.
L’espace invite à la rencontre.
Le jeu et l’humour prennent corps.
